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Planification de crise

Qu'est-ce que la planification de crise en sécurité civile ?

Dernière publication : 05/09/2024

​La planification de crise en matière de sécurité civile en France constitue une démarche essentielle pour garantir la protection des personnes, des biens et de l'environnement face aux événements majeurs.

 

Elle s'inscrit dans un cadre réglementaire strict et mobilise une large gamme d'acteurs, tant publics que privés. Face à des risques divers comme les inondations, les incendies de forêt ou encore les accidents industriels, cette planification vise à préparer les autorités et les citoyens à réagir efficacement en cas de crise.

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Objectifs de la planification de crise

La planification de crise en sécurité civile poursuit plusieurs objectifs principaux comme l'anticipation, la préparation d'une réponse coordonnée, la protection de la population, mais aussi d'assurer la continuité des services essentiels.

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Anticiper les risques : Il s'agit de recenser et d'évaluer les risques pour chaque territoire. Les Plans de Prévention des Risques (PPR) sont des documents règlementaires qui identifient les zones à risque et imposent des règles d'urbanisme spécifiques pour prévenir les catastrophes naturelles ou technologiques.

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Préparer une réponse coordonnée : Le dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) est élaboré pour organiser la mobilisation et la coordination des secours. A titre d'exemple, lors de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen en 2019, le dispositif ORSEC a été activé pour coordonner l'intervention des services de secours et limiter les risques pour la population.

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Protéger la population : Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) est obligatoire pour les communes situées dans des zones couvertes par un PPR ou un PPI, mais aussi pour celles qui sont soumise à certains risques majeurs. Il organise la protection des habitants en cas de crise, en prévoyant notamment des lieux de rassemblement sécurisés. En outre, tous les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre comprenant au moins une commune membre soumise à l’obligation d’élaborer un PCS doivent adopter un plan intercommunal de sauvegarde (PCIS).

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Assurer la continuité des services essentiels : La résilience des infrastructures critiques (ex. : eau, électricité, transports) est un enjeu majeur. Le Plan de Continuité d'Activité (PCA) est un outil utilisé par les entreprises et les administrations pour maintenir leurs activités en cas de crise.

Les risques majeurs en France

​La planification de crise en sécurité civile s'articule alors autour de l'identification et de la gestion des risques majeurs qui sont des événements susceptibles de causer des dommages importants aux personnes, aux biens ou à l'environnement. En France, les risques majeurs sont classés en deux grandes catégories : les risques naturels et les risques technologiques.

Les risques naturels

Les risques naturels sont des phénomènes d'origine naturelle qui peuvent causer des catastrophes parfois dévastatrices. Les inondations sont les risques naturels les plus fréquents, elles peuvent résulter de crues de rivières, de phénomènes de submersion marine ou encore de pluies intenses sur de courtes durées comme lors des orages. On peut citer les inondations de 2016 en Île-de-France qui ont touché des milliers de personnes et causé des milliards d'euros de dégâts. La France est exposée à un risque sismique, bien que modéré par rapport à d'autres régions du monde. Les zones les plus à risque sont les Alpes, les Pyrénées et la Provence. Le séisme de 1909 à Lambesc près de Salon-de-Provence, d'une magnitude de 6.2, reste le plus dévastateur en France métropolitaine. Les mouvements de terrain qui regroupent les glissements de terrain, les affaissements et les effondrements peuvent se produire suite à des pluies abondantes, des séismes ou des activités humaines. Le glissement de terrain de Séchilienne, en Isère, est un exemple de risque suivi de près en raison de son potentiel destructeur. Les avalanches concernent principalement les zones de montagne. Les avalanches peuvent être déclenchées par des conditions météorologiques particulières ou des actions humaines. Par exemple, l'avalanche de Montroc près de Chamonix-Mont-Blanc en 1999 a causé la mort de 12 personnes et détruit de nombreux bâtiments. Le sud de la France est particulièrement exposé aux incendies de forêt en raison de la sécheresse estivale, des vents forts comme le Mistral et de la végétation méditerranéenne. Néanmoins, sous l’influence du changement climatique, ce risque s'étend de plus en plus vers l'ouest et le centre du pays. En 2021, les incendies dans le Var ont ravagé plus de 7 000 hectares et causé d'importants dégâts matériels. Les tempêtes et ouragans peuvent causer des dégâts considérables, en particulier sur les côtes atlantiques. La tempête Xynthia en 2010, avec des vents dépassant les 160 km/h, a provoqué des inondations meurtrières en Vendée et en Charente-Maritime, faisant 47 victimes.

Les risques technologiques

Les risques technologiques proviennent des activités humaines, notamment industrielles et peuvent entraîner des conséquences graves pour la population et l'environnement. Les sites classés SEVESO, en raison de leur potentiel de danger élevé d’accidents industriels, sont soumis à des régulations strictes. L'explosion de l'usine AZF à Toulouse en 2001 a été l'une des catastrophes industrielles les plus graves en France, causant 31 morts et des milliers de blessés. La France, avec ses nombreuses centrales nucléaires, est exposée au risque d'accidents nucléaires. Des plans de prévention et d'intervention (Plan Particulier d'Intervention - PPI) sont mis en place autour de chaque centrale. Bien que la France n'ait jamais connu de catastrophe nucléaire majeure, des incidents mineurs, comme celui de la centrale de Tricastin en 2008, rappellent l'importance de ces mesures de sécurité. Les accidents lors du transport de matières dangereuses (produits chimiques, explosifs, déchets nucléaires) peuvent provoquer des pollutions graves et des explosions. L'accident de transport de matières radioactives à Drancy en 2013 a nécessité une intervention rapide des autorités pour contenir le danger. Les rejets accidentels ou intentionnels de polluants dans l'air, l'eau ou le sol peuvent entraîner des conséquences durables sur l'environnement et la santé publique. L'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen en 2019 a entraîné un nuage de fumée toxique, soulevant des inquiétudes sur la qualité de l'air et l'impact sur la santé des riverains. Les barrages peuvent présenter un risque en cas de rupture, causant des inondations dévastatrices en aval. Le barrage de Malpasset, dont la rupture en 1959 a causé la mort de 423 personnes dans le Var, est un exemple tragique de ce risque.

Cadre légal et règlementaire de la planification de crise de sécurité civile en France

Le cadre légal et réglementaire de la planification de crise en sécurité civile en France est à la fois dense et évolutif. Il s’appuie sur une interaction entre les textes nationaux, les directives européennes et les initiatives locales. Les autorités publiques, les collectivités territoriales et les entreprises ont des rôles définis et complémentaires pour prévenir, préparer et gérer les crises, assurant ainsi la protection des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire.

Constitution et principes généraux

Le fondement de la sécurité civile en France repose sur la Constitution, qui confère à l'État la responsabilité de protéger ses citoyens. L’article 34 de la Constitution stipule que la loi fixe les règles concernant la défense nationale et la sécurité civile. Cette protection se matérialise par l’élaboration de politiques publiques de prévention des risques et d’organisation des secours. ​ Le Code de la Sécurité Intérieure (CSI) regroupe les dispositions relatives à la sécurité civile. Il définit les missions, l’organisation et les responsabilités des différents acteurs en matière de gestion des crises. Les articles L. 711-1 et suivants définissent le cadre général de la sécurité civile, incluant la gestion des risques et des crises. Ils stipulent que la sécurité civile est une mission de service public relevant de la responsabilité de l'État, des collectivités territoriales et de certains opérateurs privés. Les articles R. 741-1 et suivants détaillent quant à eux les obligations des préfets en matière de planification et de mise en œuvre des dispositifs de secours. Le préfet est responsable de la préparation et de la coordination des mesures de sécurité civile au niveau départemental. ​ Le Code de l’environnement inclut des dispositions spécifiques pour la prévention des risques naturels et technologiques. Les articles L. 561-1 et suivants encadrent, par exemple, les mesures de prévention des risques naturels. ​ La loi n°2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile est un texte majeur qui modernise le cadre juridique de la sécurité civile en France. Elle introduit plusieurs concepts clés pour la planification de crise. En effet, chaque citoyen, chaque entreprise ou collectivité doit contribuer à la prévention des risques et à la gestion des crises. Cette loi responsabilise également l’ensemble des acteurs privés, notamment les entreprises exploitant des installations dangereuses. Cette loi a aussi renforcé la prévention des risques et a institué les Plans Communaux de Sauvegarde (PCS) comme outil central pour les communes. Elle a également modernisé la mise en place du dispositif ORSEC pour une meilleure coordination des secours. Ce texte a été modifié par la loi n°2021-1520 du 25 novembre 2021, notamment en élargissant les mesures applicables aux PCS et en instituant les plans intercommunaux de sauvegarde (PICS). ​ Le Plan de Prévention des Risques (PPR) est un document élaboré par le préfet qui identifie les risques naturels et technologiques dans un territoire donné et impose des règles d'urbanisme pour prévenir ces risques. Par exemple, le PPRN (Plan de Prévention des Risques Naturels) d'une commune à risque d'inondation peut interdire la construction de nouvelles habitations dans les zones les plus exposées. ​ La prévention et la gestion des risques reposent également sur divers plans sectoriels qui sont prévus par la législation pour gérer les risques spécifiques. Il s'agit entre autres du Plan Communal de Sauvegarde (PCS), obligatoire pour toutes les communes soumises à un Plan de Prévention des Risques (PPR) et/ou à un Plan Particulier d'Intervention (PPI) et/ou exposées à certains risques majeurs. Le PCS est un document qui organise les actions à mener par la commune en cas de crise, en coordination avec le dispositif ORSEC. En outre, tous les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre comprenant au moins une commune membre soumise à l'obligation d'élaborer un PCS doivent adopter un plan intercommunal de sauvegarde (PICS). ​ ​Les Plans Particuliers d’Intervention (PPI) prévus par le code de l’environnement, sont élaborés pour les sites industriels présentant des risques majeurs (installations classées SEVESO, centrales nucléaires). Ils définissent les mesures à prendre pour protéger la population et l’environnement en cas d’accident. ​ Le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) est un dispositif de sécurité mis en place dans les établissements scolaires en France pour protéger les élèves et le personnel en cas de crise majeure. Il vise à répondre efficacement à des situations de danger, qu'il s'agisse de risques naturels (inondations, tempêtes), technologiques (accidents industriels, fuites de gaz) ou encore d'actes malveillants (intrusion, attentat). ​ Le Plan de Continuité d'Activité (PCA) est un dispositif stratégique essentiel pour les organisations publiques et privées. Il vise à garantir le maintien ou la reprise rapide des activités critiques en cas de crise majeure, qu'elle soit d'origine naturelle, technologique ou sanitaire. Le PCA permet ainsi de minimiser les impacts d'une crise sur les opérations essentielles, les ressources humaines et les infrastructures. Certaines entreprises, en particulier celles jugées d’importance vitale, sont tenues de mettre en place un PCA pour garantir la poursuite des services essentiels en cas de crise majeure. Par ailleurs, celles qui opèrent dans des secteurs stratégiques ou sensibles (ex. : nucléaire, chimie, transports), sont soumises à des obligations réglementaires spécifiques. Les entreprises exploitant des installations dangereuses doivent informer régulièrement les autorités de leur planification de crise et des mesures prises pour prévenir les risques.

Directives européennes et règlementations spécifiques

Dans la structuration du droit relative à la planification de crise en sécurité civile, la France doit aussi se conformer à plusieurs directives européennes qui influencent sa législation. ​ La Directive Seveso III (2012/18/UE) par exemple impose des obligations strictes aux États membres de l'Union Européenne en ce qui concerne la gestion des risques industriels majeurs. En France, elle est transposée dans le code de l’environnement et impose la mise en place de PPRT (Plans de Prévention des Risques Technologiques) et de PPI pour les installations classées SEVESO. ​ La Directive Inondation (2007/60/CE) impose aux États membres d’évaluer et de gérer les risques d'inondation. En France, cela se traduit par l’élaboration de plans de gestion des risques d'inondation (PGRI) qui incluent des mesures de prévention, de protection, et d’alerte.

Rôle des autorités et des collectivités territoriales

Les autorités publiques exercent des responsabilités spécifiques dans la planification de crise. ​ Le préfet, représentant de l’État au niveau départemental, est chargé de la coordination des opérations de secours et de la mise en œuvre des plans d’urgence (Dispositions ORSEC, PPI). Le préfet peut également déclencher des exercices de crise pour tester la réactivité des services de secours. ​ Les Maires sont responsables de la sécurité de leurs administrés et doivent élaborer des PCS. En cas de crise, le maire coordonne les opérations de première intervention dans le cadre de la montée en puissance des opérations de secours. Il a plus particulièrement en charge la mise en œuvre des mesures de sauvegarde de la population (ex. : mise à l’abri, hébergement d’urgence, rétablissement et retour à la vie normale des concitoyens). ​ Les conseils départementaux sont également impliqués dans la gestion des infrastructures et des services publics qui peuvent être essentiels lors d’une crise (ex. : routes, réseaux d'eau).

Les acteurs de la planification de crise

La planification de crise mobilise donc une diversité d'acteurs qui jouent chacun un rôle spécifique, que ce soit en termes de conception, de coordination et/ou de mise en œuvre des dispositions prévues.

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Les préfets sont responsables de l'élaboration et de l'activation des dispositions ORSEC. Ils coordonnent également les actions des services de secours et des collectivités locales. Par exemple, lors de la crise sanitaire de la COVID-19, les préfets ont joué un rôle clé dans la mise en œuvre des mesures de confinement et de protection sanitaire.

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Dans les collectivités locales, les maires sont responsables de la mise en œuvre des Plans Communaux de Sauvegarde (PCS).

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Les services de secours, pompiers, gendarmes, policiers et SAMU sont en première ligne pour intervenir lors des crises.

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Les entreprises, les industries, et plus particulièrement les sites classés SEVESO, sont soumis à des réglementations strictes en matière de sécurité. Ils doivent élaborer des Plans de Sécurité Interne (PSI) et coopérer avec les autorités pour prévenir les accidents. Une usine chimique doit notamment disposer d'un PSI qui est régulièrement révisé et testé lors d'exercices.

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Les citoyens sont tenus informés lors des campagnes d'information, comme celles menées par le gouvernement. Ces campagnes visent à informer les habitants des risques auxquels ils sont exposés et des comportements à adopter en cas de crise. La sensibilisation et la préparation des citoyens sont cruciales.

Les étapes de la planification de crise

La planification de crise en sécurité civile est un processus complexe et essentiel pour la protection des populations. Grâce à une coordination rigoureuse entre les différents acteurs, un cadre légal solide et des dispositifs efficaces, nous sommes mieux préparés à faire face aux catastrophes. Cependant, l'amélioration continue de ces dispositifs, soutenue par des retours d'expérience et une implication active des citoyens, demeure indispensable pour renforcer la résilience collective face aux risques.

Identification des risques

L'identification des risques est la première étape de la planification de crise. En France, cette étape est largement encadrée par la réglementation, notamment via les Plans de Prévention des Risques (PPR) qui couvrent différents types de risques : inondations, mouvements de terrain, feux de forêt, risques technologiques, etc. ​ A titre d’exemple, le PPR Inondation de Paris identifie les zones à risque en cas de crue majeure de la Seine. Il impose des restrictions sur les nouvelles constructions et des obligations spécifiques pour les bâtiments existants afin de minimiser les dommages en cas d'inondation.

Préparation des plans d'urgence

Les plans d'urgence sont des documents essentiels qui détaillent les procédures à suivre en cas de crise, définissant clairement les rôles de chaque acteur impliqué.

Mise en place des dispositifs de surveillance et d'alerte

Pour garantir une réaction rapide face aux crises, des dispositifs de surveillance et d'alerte sont mis en place à l'échelle nationale et locale. ​ Le Système d'Alerte et d'Information des Populations (SAIP) est déployé sur tout le territoire français. Il comprend des sirènes et un dispositif d'alerte via les médias et les téléphones mobiles. FR-Alert est un dispositif national d'alerte d'urgence en France qui est mis en place pour informer et alerter la population en temps réel en cas de danger imminent ou de crise majeure. Lancé en 2022, il repose sur la technologie de diffusion cellulaire (cell broadcast) pour envoyer des messages d'alerte directement sur les téléphones mobiles présents dans une zone géographique ciblée. ​ Le réseau Vigicrues surveille en temps réel les niveaux des principaux cours d'eau français. En 2021, lors des inondations en région parisienne, ce système a permis d'anticiper la montée des eaux et d'informer les populations à risque.

Formation et exercices

La formation et les exercices réguliers sont indispensables pour assurer la réactivité et l'efficacité des plans d'urgence. ​ Les exercices de sécurité civile notamment, organisés par les préfectures, mettent en situation réelle les différents acteurs de la gestion de crise. ​ Au travers de dispositifs de formations continues, les sapeurs-pompiers, gendarmes, policiers, ainsi que le personnel des entreprises à risque suivent des formations régulières.

Gestion de la crise

La gestion de la crise implique l'activation des plans d'urgence et la mobilisation de tous les acteurs concernés. ​ Lors de la tempête Alex en 2020, qui a dévasté les Alpes-Maritimes, le dispositif ORSEC a par exemple permis de coordonner l'intervention des pompiers, du SAMU, de la gendarmerie et des autorités locales pour évacuer les habitants, organiser les secours et rétablir les services essentiels. ​ L'information du public est primordiale pour éviter la panique et orienter les actions de la population. Les préfets jouent un rôle central en diffusant des communiqués réguliers et en activant les cellules de crise pour répondre aux questions des citoyens et des médias.

Retour d'expérience

Après chaque crise, un retour d'expérience (RETEX) est réalisé pour tirer des enseignements et améliorer les dispositifs existants. ​ Après l'incendie de l'usine Lubrizol en 2019, un RETEX a été mené pour analyser les failles dans la communication et la gestion des fumées toxiques. Ce retour d'expérience a conduit à la révision des procédures d'alerte et de gestion des risques industriels. ​ Les retours d'expérience permettent également d'adapter les plans d'urgence. Par exemple, après des inondations, le PCS d’une commune peut nécessiter d’être révisé pour inclure de nouvelles zones de refuge et des mesures de protection renforcées.

Pour en savoir plus

Approfondissez certains domaines de la planification de crise de sécurité civile

risques professionnels
Dossier départemental sur les risques majeurs (DDRM)

Le DDRM ressence l'ensemble des risques naturels et technologiques majeurs dans chaque département.

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Document d'information communale sur les risques majeurs (DICRiM)

Le DICRiM permet d'assurer l'information préventive des populations face aux risques majeurs.

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Plan communal de sauvegarde (PCS)

Le  PCS est le niveau de proximité de la réponse opérationnelle en cas  d'évènement majeur.

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Plan Intercommunal de sauvegarde (PICS)

Le PICS permet d'organiser la solidarité  intercommunale et d'assurer une continuité d'activités.

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Plan particulier de mise en sûreté (PPMS)

Le PPMS répond à une nécessité de protéger les élèves et les étudiants face à un risque majeur ou à une menace.

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Plan de continuité d'activité (PCA)

La continuité d'activité est une démarche globale visant à construire ou à renforcer la résilience au sein de l'entreprise, de la collectivité ou de toute organisme au sens large.

risques professionnels
Retour d'expérience (RETEX)

La démarche RETEX s'inscrit pleinement dans un principe d'amélioration continue qui doit laisser une large place au dialogue.

Pour toutes questions particulières ou besoins spécifiques, vous pouvez nous contacter.

ou appelez au numéro de téléphone indiqué ci-dessous.

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